10.02.2009

La tempête Klaus coûtera entre 1 et 1,4 milliard

La facture de la tempête Klaus s’alourdit. Après avoir évoqué dans un premier temps un coût de l’ordre de 600 millions d’euros, les assureurs ont dû sérieusement revoir leurs estimations à la hausse. Mardi matin, à l’issue d’une réunion de suivi organisée au ministère de l’Economie, Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA), a indiqué que le coût de la tempête se situait désormais entre 1 et 1,4 milliard d’euros. Une fourchette qui pourrait encore s’accroître, les déclarations des sinistrés n’étant pas encore toutes remontées aux compagnies. «Sur les 500.000 sinistres estimés, nous avons déjà enregistré 400.000 dossiers en huit jours, soit une moyenne de 50.000 par jour», a-t-il précisé. A elle seule, la Macif a annoncé avoir enregistré 33.000 déclarations de sinistres, sans toutefois donner d’indication sur le coût global qu’elle aura à supporter.


Si la facture est encore très inférieure aux 7 milliards d’euros qu’ont coûté les tempêtes Lothar et Martin en 1999, l’impact pourrait toutefois ne pas être totalement neutre pour les assureurs français, et notamment sur les tarifs pratiqués en assurance habitation. «Nous devrions répercuter les coûts, a indiqué Gérard Andreck, président du Groupement des entreprises mutuelles d’assurance (GEMA). Mais le vrai problème, c’est la répétition de ce genre d’événements. S’il n’y a pas d’autres catastrophes de ce type d’ici la fin de l’année, je ne pense pas que cela ait une incidence importante.» Pour sa part, Bernard Spitz s’est montré plus prudent, indiquant qu’il était «extrêmement prématuré» de parler d’une éventuelle augmentation des tarifs. Une chose est certaine: les réassureurs pourraient être tentés, lors des renouvellements des traités, de répercuter le coût de la tempête aux assureurs. «C’est sur cet effet différé que nous pourrions être touchés», a avoué Gérard Andreck. Ce dernier s’est toutefois montré rassurant quant à l’impact de la tempête sur la situation financière des assureurs hexagonaux. «Nous sommes réassurés en général et les couvertures se sont améliorées depuis 1999, a-t-il précisé. Les comptes ne seront pas déséquilibrés par la tempête, même si cela ne va pas les améliorer» (source : l'Agefi, 04.02.2009).

07:49 Publié dans Tempête Klaus | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : gema